Blog de présentation des publications littéraires de
Brice Saint Cricq , romancier- essayiste
- l'auteur,
- ses romans et essai (4ème de couverture) débuts et extraits des ouvrages ;
- sites de vente et de publication sur le net ;
- articles de presse concernant l'écrivain ;
- les salons du livre nationaux et internationaux ;
pour en savoir plus:
- Ses blogs : http://lirebricesaintcricq.skyrock.com
http://www.facebook.com/pages/Brice+Saint+Cricq/147037127440?ref=ts
http://blog.topolivres.com/bricesaintcricq
http://bricesaintcricq.romandie.com/
http://www.123people.fr/s/brice+saint+cricq
- lien avec les éditions Le Manuscrit:
http://manuscrit.com/catalogue:auteur.asp?idAuteur=7237 ( page d'auteur).
- edilivre :
http://editeurindependant.fr/doc/3391 librairie en ligne
- Des textes Hors publications littéraires - Réflexion libre sur..
- Ses passions et loisirs, voile, jazz et peinture...
Chères amies lectrices,
Chers amis lecteurs, de France et d'ailleurs,

Je serai heureux de savoir mes livres entre vos
mains.
Ma plus grande joie est de partager avec vous
mon émotion littéraire.
Quelques instants de rencontre avec vous au cours d'un salon littéraire, sera en fin de compte mon plus pur salaire d'écrivain.
Bonne lecture,
Amitié
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vidéo à la rencontre des lectrices et lecteurs
http://www.youtube.com/watch?v=eHLFYL7urdk&feature=youtu.be
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Résumé 4ème de couverture :
Ne l’a-t-il pas remarqué ? Tout à Riviera Palmeraie – conversations, silences, repas, ciel pommelé ou azur –
lui deviennent sables sous lesquels s’enfouir, on dirait qu’au plus profond de lui-même se retranche d’instinct un être primaire, farouchement obstiné, peut-être résigné, et qui attend sans
jamais se l’avouer l’instant béni où il retournera à sa Côte Bleue, dans la vérité des choses.
La vérité des choses… Pour lui, qu’est-ce que cela représentera alors sinon l’air de ce coin de méditerranée,
cette mare nostrum, la corniche vers Boumandariel saturée d’iode, la fière allure de la villa en bordure de garrigue, traversée comme elle l’a toujours été des senteurs résineuses venues
des pinèdes, et par-dessus tout, ses proches bafoués, mis à mal, ulcérés mais retrouvés ? Il entrebâillera une fois de plus la grille de fer, s’élancera dans les escaliers enracinés dans les
restanques, là où l’attend, au creux du jardin, sous la tiède fraîcheur des pins, l’infrangible Roseline. Pourtant robuste et courageuse comme personne, il la trouvera accablée de chagrin. Comme
à une maîtresse sévère, sa voix assourdie apportera à phrases brèves, hésitantes, souvent inachevées, l’impardonnable récit de son parcours adultère, la somme de lâcheté quotidienne, de mensonges
inassumés. Très vite il comprendra l’exceptionnelle vertu de cette femme blessée qui partagea sa vie : sa vraie femme. Elle prendra le visage de sa citadelle d’où l’on embrasse du regard son
paysage le plus secret.
Extrait 1 Les amants de Cocody
Brice Saint Cricq ISBN 9782332473875 déc 2011
[…] Il a mis la Symphonie Prague de Mozart sur le deuxième
mouvement, et s’est installé dans son fauteuil préféré. La symphonie n’est au début que possession, il ne l’écoute pas. Mozart décrivait lui-même ce moment comme « détestable, “J’aurai pu jouer
pour les murs et les chaises” », parce que la musique n’y est plus le signe d’un pouvoir perdu et pas encore le signe abstrait d’une puissance nouvelle. Puis, Patrice écoute ce qu’il est venu
chercher : tout de gravité dans ce deuxième mouvement, les gammes ascendantes et descendantes d’un remarquable effet dramatique modulent la lutte des antagonismes.
L’image de Roseline se brouille avec celle d’une fille qu’il ne sait pas encore s’appeler Safiath − l’internaute de
l’autre soir. Il penche à nouveau vers une liane brune, couci-couça choco, longue, métisse épicée, vers ce visage éblouissant qu’il poursuit depuis longtemps, vers l’image d’une fille cannelle
avec qui il eut son premier rapport, et qui avait pour nom Mélissa.
L’autre soir, lui, n’avait pas de webcam. Il l’imagine aussi belle que Mélanie Brown, peut-être
moins lointaine et plus vraie… à moins qu’elle ne soit intouchable comme un mystère irréductible,
en dehors de sa vie.
Et puis son téléphone portable sonne plusieurs fois. Le préfixe 00225… Sa cage thoracique s’emballe
– comme un état d’urgence. Téléphone collé d’une oreille à l’autre. Pas de deux sous silence, il effleure le sol à l’écoute. Il entend une petite voix roulante à la fois endormie et suave, mais
bien féminine. Un électrochoc salutaire. « C’est vous ! », lance-t-il, en accentuant son enthousiasme. « Je suis heureux de vous entendre.
– Je voulais vous appeler, mais j’ai perdu votre numéro.
– Je suis dans l’annuaire. »
C’est Safiath… elle-même, qui le ramène ainsi à cette conversation qu’elle a eue avec lui sur l’Internet
sous le pseudo de Choco. Ce courriel qu’elle lui a envoyé, avec quelques fautes d’un français abidjanais, en réponse à sa visite sur l’un de ses blogs littéraires a provoqué tout d’abord
un malaise chez Patrice. Elle lui disait… […]
Extrait 2 Les amants de Cocody
Brice Saint Cricq
ISBN 9782332473875 déc
2011
[…] Ils continuent de remonter la voie express crevassée de nids-de-poule, de cavités d’eau brune. Ses bas-côtés sont
semés de détritus, de papiers que la bise promène. Elle bourdonne comme une ruche. Hoquets étranglés des taxis qui s’ingénient à remonter la file de véhicules. À chaque feu rouge, des vendeurs à
la sauvette, s’y arrachent l’automobiliste à grand renfort d’yeux électriques, d’appels, de bras érigés.
Un détour par le pont Charles de Gaulle. De chaque côté, la lagune Ebrié lèche les berges et le béton. Sur la gauche
le marché de Belleville. Un désordre consenti. Charme coloré d’étals dans des falbalas de tôle noircie, de tréteaux, fringueries minables, cortèges de badauds, gueux parmi les gueux, mille
pacotilles de tout et de rien.
Déambulent chemises-pagnes, vestes-chemises américaines. Le décor change. Version tropicale de Green Park et de
Pall-Mall réunis : un stade de football, auquel succèdent des terrains d’un vert émeraude. Enfin, au bout du Plateau, le quartier des affaires. Ces façades mastodontes de béton et de verre où se
fondent des comètes sans nom, et, défiant le temps par sa mine, la vénérable façade à la gravité très conventuelle de la cathédrale Saint-Paul.
– Voilà riviéra Palmeraie, l’immeuble Kolo Touré, juste à côté du maquis.
– Oui, je reconnais la façade couleur saumon de tes photos.
L’oncle et les jumeaux les accompagnent… […]
Humeur : Gaie